Les jeunes appliquent-ils les leçons spirituel à leur vue quotidienne ?

« Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. » (2 Cor 3 : 3, LSG)

Ces paroles exaltantes écrites par l’apôtre Paul à l’église de Corinthe, sont une devise de tous disciple de Christ. Mais que faut-il pour devenir sa lettre « connue et lue » (2 Cor 3 : 2, LSG) par tous ? Les habitudes spirituelles, telles que la lecture régulière de la Bible, les prières personnelles, les dévotions, le témoignage, etc., sont essentielles pour devenir davantage comme Jésus. Cependant, c’est l’applications de ces principes spirituels que nous apprenons qui compte. Que font les jeunes adventistes dans ce domaine ?

Le Sondage Global auprès des Membres d’Église (GCMS) de 2017-2018 menée dans les treize divisions de l’Église Adventiste du Septième Jour avait quelques questions sur l’application des leçons spirituelles. Lorsque les adolescents et les jeunes adventistes ont répondu à ces questions, une majorité considérable (72% et 81% respectivement) ont démontré la pratique vitale de l’application personnelle de ce qu’ils ont appris de la Bible dans leur vie. Moins, mais encore beaucoup (65% et 76% respectivement) ont dit appliquer les leçons apprises des Guide d’étude de la Bible, feuillet de l’École du Sabbat. La moitié des adolescents et 64% des jeunes adultes ont également déclaré l’avoir fait avec les écrits d’Ellen White. La diminution du nombre peut s’expliquer par le fait que moins de personnes lisent régulièrement les leçons de l’École du Sabbat ou les écrits d’Ellen White. A titre d’exemple tiré de cette recherche, si 46% des adolescents et 57% des jeunes ont déclaré avoir étudié les leçons de l’École du Sabbat quotidiennement ou plus qu’une fois par semaine, seulement 23% et 32% respectivement lisaient les écrits d’Ellen White avec la même fréquence.

Dans la même étude, on a également demandé aux membres d’église si le fait d’être religieux affectait leur vie quotidienne. Malgré les grands chiffres sur l’application des leçons spirituelle à la vie personnelle, seuls 37% des adolescent et 42% des jeunes n’étaient pas d’accords avec l’affirmation : « Bien que je sois religieux, cela n’affecte pas ma vie quotidienne. » Une majorité des participants au sondage étaient d’accord ou n’étaient pas sûrs.

Une équipe de chercheurs de Andrews University (‘Université de Andrews), qui a produit le rapport (hyperlink), a analysé les réponses à certaines questions par des emplacements géographique, cette question particulière étant incluse. Contrairement à certaines attentes, une majorité de jeunes adventistes âgés de 15 à 35 ans dans un contexte séculier ne sont pas d’accord avec la déclaration : « Bien que je sois religieux, cela n’affecte pas ma vie quotidienne. » Tandis qu’en Asie, seul un tiers des jeunes adventistes ne l’étaient pas, et moins de la moitié étaient en désaccord avec cela en Afrique, l’Inter et le Sud d’Amérique. La comparaison avec les résultats de la lecture quotidienne de la Bible par territoire géographique montre que la religiosité intrinsèque ne s’acquiert pas automatiquement simplement en lisant la Bible. Les résultats de la lecture quotidienne de la Bible n’étaient pas élevés pour les jeunes adventistes sur aucun continent. Cependant, étonnamment, dans le contexte séculier, bien que peu (33%) lisent la Bible quotidiennement, 70% des jeunes disent que leurs croyances affectent leur vie quotidienne. Il existe des écarts inattendus entre les réponses à ces deux questions dans chaque zone géographique. Une explication possible est que cela peut révéler une tendance dans un contexte séculier pour une approche individualiste de la religion, où il s’agit plus d’une affaire privée que d’une tradition pour l’ensemble de la communauté. En revanche, dans de nombreuses cultures axées sur la communauté, la foi fait partie intégrante de la communauté dans son ensemble. Les gens expriment leur religiosité plus par les activités extérieures de la communauté religieuse que par des engagements religieux personnels. Ces résultats soulignent également la nécessité d'une stratégie de discipulat pour les jeunes dans chaque église locale du monde entier.

Des études supplémentaires sont nécessaires pour étudier les résultats dans chaque contexte et les raisons pour l’écart entre le pourcentage élevé de réponses sur l’application personnelles des leçons spirituelles et le faible taux de l’effet de la religion d’une personne sur sa vie quotidienne. Les questions demeurent : que faut-il pour une lettre de Christ ? Comment les croyances religieuses et les leçons spirituelles peuvent devenir une partie intégrante de la vie personnelles des jeunes ? Cette réalité interpelle les parents, les enseignants, les directeurs de jeunes et les pasteurs. Quelles réponses trouveront-ils ? Certes, ils doivent montrer aux jeunes un exemple de véritable religiosité. Et ils doivent leur apprendre comment grandir chaque jour dans ce voyage de vie de discipulat pour devenir la lettre du Christ où les croyances sont intériorisées et écrites sur les tablettes du cœur.


Créé en collaboration avec l'Institut du ministère de l'Église 


Créé et traduit par l'équipe ASTR